Disque... Il y a « pirate » et « pirate » !

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    sousou

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    Disque... Il y a « pirate » et « pirate » !

    Message  sousou le Ven 11 Déc - 1:46

    Disque... Il y a « pirate » et « pirate » !
    Le premier s'adresse à des collectionneurs éclairés et peu nombreux, le second a pour but de « rouler » le grand public et l'industrie discographique.

    Il existe deux sortes de disques pirates, très différentes l'une de l'autre, au moins dans l'esprit. Il faut, en effet, nettement distinguer, d'une part, le "bootleg", qui offre des enregistrements inédits à des amateurs considérés comme collectionneurs avides, et donc, par définition, s’adresse en permanence à un public relativement restreint. Et, d'autre part, le "counterfeit" ("contrefait") qui n'est, ni plus ni moins, que le fruit d'une industrie parasite, qui reproduit le plus parfaitement possible un disque déjà sur le marché pour en détourner les ventes. Il en est ainsi de certains disques du hit-parade comme de chemises Lacoste, montres Cartier, sacs Vuiton ou parfums de luxe : il y a des “faux” en circulation.

    Un marché juteux
    La piraterie et la contrefaçon ne datent pas d'hier, et c'est même depuis longtemps un marché juteux, comme en témoigne cet article de 1974 paru aux États-Unis dans Buyers Bulletin :

    "La prochaine fois que vous irez acheter des disques ou des bandes (cassettes ou cartouches), attention aux pirates ! Pas ceux avec une tête de mort, des tibias en croix et une rapière rouillée, non, nous voulons parler des pirates de la musique. De même que leurs collègues du XVIIIe siècle, ils violent la loi, à concurrence de $ 200 millions par an, ce qui correspond à 10 % du chiffre total réalisé par l’industrie discographique. Le racket des pirates modernes consiste à dupliquer puis à vendre, le plus souvent sur cassette ou cartouche, des enregistrements qui ne leur appartiennent pas."

    Quelle est la filière suivie ?

    Les copies illicites sont vendues soit à des grossistes soit à des détaillants, ou encore directement aux consommateurs. Le prix d’une copie pirate est généralement inférieure à celui de l’édition originale ; le pirate réalise de gigantesques profits, dans la mesure où il ne connaît aucune des dépenses supportées par les maisons de disques. Par exemple, le pirate ne publie que des titres à succès, tandis qu’une maison de disque légitime réinvestit les bénéfices d’un “hit” pour permettre à des nouveaux et jeunes artistes inconnus de s’exprimer, à perte pour la compagnie, sur disque et cassette. Le pirate, quant à lui, ne paie aucun droit d’auteur aux artistes dont il exploite les œuvres.


    AUTEUR: Daniel Lesueur

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