Compte rendu de la 3 ème édition des Entretiens du nouveau monde industriel

    Partagez
    avatar
    Admin
    Admin

    Messages : 72
    Date d'inscription : 09/12/2009

    Compte rendu de la 3 ème édition des Entretiens du nouveau monde industriel

    Message  Admin le Ven 11 Déc - 17:16

    Compte rendu de la 3 ème édition des Entretiens du nouveau monde industriel


    Les Entretiens du Nouveau Monde Industriel se tenaient à Paris les 26 et 27 novembre derniers au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers). Cet évènement s'adressait à tous ceux qui s'intéressent aux dimensions sociales, individuelles et philosophiques des technologies numériques. Et cette année, la conférence s’articulait autour du thème des nouveaux objets communicants. Retour sur cette 3 ème édition.

    Lors de son allocution, Daniel Kaplan, délégué général de la Fing (Fondation internet nouvelle génération) est revenu sur la notion d’ « internet des objets » qui effraie les gens car selon lui, elle est trop souvent associée à la sécurité et au traçage des actions par les objets, et trop dépourvue d’imaginaire.

    Quand les objets passent du numérique au physique : intervention de Daniel Kaplan

    Le premier constat de Daniel Kaplan est sans appel : "On fait fuir les gens dès qu’on parle de l’internet des objets". Selon lui, il faut " reprendre un imaginaire d’avance ". Il fait notamment référence aux artistes de l’art bio et des objets communicants, comme ces objets de bois qu’on peut associer et qui échangent des informations ou des sentiments grâce à l’électronique.

    Daniel Kaplan souligne également qu’il est nécessaire de mettre de l’intelligence dans les environnements, qu’il faut ouvrir le monde physique à l’innovation ce qui va nécessiter de nouveaux espaces, comme les Fablab, ces ateliers composés de machines-outils pilotées par ordinateur qui peuvent fabriquer à peu près n'importe quoi.

    Il finit par affirmer que « c’est au croisement du physique et du numérique que l’imaginaire de demain est en train de naître […] On a maintenant la possibilité d’aller jusqu’au monde physique et de mettre à la disposition de tous une technologie libératrice. C’est une chance à saisir ! »

    La révolution Arduino : intervention de Massimo Banzi

    Massimo Banzi est cofondateur du projet Arduino, une carte semblable à un petit ordinateur pensée pour être facile à programmer. Le designer est parti du constat suivant : les interfaces de programmation sont complexes et difficiles à intégrer pour les designers. Son but a été de les rendre pratiques à utiliser.

    Les objets réalisables avec Arduino ? On compte un papier peint communicant, un radio-réveil tactile piloté par un doudou, une table de bavardage, un rocking-chair qui s’illumine à mesure que l’on se berce, un appareil pour mesurer sa consommation d’essence, une ceinture pour femme enceinte qui envoie des messages quand le bébé donne des coups… Arduino est devenu ainsi un outil performant qui allie technologie et informatique ambiante.

    Le rôle des objets et le rôle des hommes : intervention de Julian Bleecker

    Lors d’une autre conférence, le designer Julian Bleecker explique que le rôle des objets et lié à celui des hommes. Et selon le designer, six éléments sont à prendre en compte dans ce nouvel internet :
    Les connecteurs, qui associent le monde analogique aux protocoles communs des réseaux d’aujourd’hui. Ils permettent au monde, comme l’explique Bleecker, de devenir « plus bavard ».
    Toucher : le designer évoque le tactile mais va plus loin en utilisant le terme d’ « hybridation » entre le monde numérique et l’analogique, en prenant pour exemple les codes barre en 2D.
    Automobiles et avions : désormais, une voiture peut servir de plate-forme de capteurs et peut être dirigée numériquement, ce qui permet de recueillir des informations sur son fonctionnement, sa consommation, sa conduite… On peut aussi récupérer les localisations des avions ou du trafic maritime.
    Les animaux et le numérique. Depuis toujours on utilise des animaux pour permettre de voir ce que l’homme ne peut voir, à l’instar des canaris pendant la Première Guerre mondiale qui détectaient les gaz invisibles. Aujourd’hui, les animaux sauvages sont équipés de puces de localisation ou de caméras. Et l’internet devient alors un « internet inter-espèces ».
    Le numérique environnemental, où comment utiliser des appareils de mesure environnemental. Ex: des noix de coco munies de capteurs de bruit, installées proches d’un aéroport ont mesuré le bruit des avions et l’ont associé aux plans de vol, afin de reconnaître quelles compagnies dépassaient les normes requises.
    L’internet des objets enfin, permettrait principalement de « prendre des points de vue différents».

    Julien Bleeker résume ce constat par le fait que « les choses sont nos amies. Elles rendent accessibles des caractéristiques cachées de notre monde. Elles peuvent percevoir des phénomènes que nous ne percevons pas. Elles font circuler des informations importantes. Elles encouragent des conversations importantes à propos de notre monde ».

    Auteur : Amira

      La date/heure actuelle est Dim 19 Nov - 18:48